MIC GIVER

2022 - 2026

Valorisation biotechnologique des micromycètes pour la bioremédiation environnementale

L'objectif du projet MIC GIVER (MICROMYCETE TARGETED BIOTECHNOLOGICAL VALORIZATIONS FOR ENVIRONMENTAL BIOREMEDIATION) est d'explorer le potentiel biotechnologique des micromycètes pour la bioremédiation in situ de 4 groupes de HNS variés mais emblématiques : Glyphosate et AMPA, acide picrique, pétrole brut, cires. Ces HNS représentent une menace persistante pour l'environnement, soit directement, soit par l'intermédiaire de leurs sous-produits de dégradation. Un polluant nécessite des méthodes de dépollution spécifiques qui dépendent de la durée de vie individuelle, des propriétés physico-chimiques inhérentes et de leur comportement dans l'environnement touché. La bioremédiation est une méthode de dépollution écologique qui utilise des organismes vivants naturels ou issus de la biotechnologie, sélectionnés pour leur capacité à dégrader, transformer et/ou accumuler les HNS in situ. Ces organismes sont capables de se développer en utilisant les composés toxiques comme sources de carbone et d'énergie, par co-métabolisme ou en changeant leur état organique ou oxydatif en un état moins dangereux et plus biodisponible (par exemple, solubilité dans l'eau, spéciation des métaux...). La bioremédiation peut être utilisée lorsque le taux d'atténuation naturelle des polluants est trop faible ou trop lent. Les plantes, les champignons et les bactéries se sont révélés capables de décontaminer partiellement ou totalement des environnements fortement contaminés (par exemple par des métaux lourds ou des marées noires). La bioremédiation peut être réalisée selon deux stratégies : in situ, directement sur le site pollué, ou ex situ, en récoltant la matrice polluée (par exemple les sables) et en la décontaminant, par exemple à l'aide d'un bioréacteur à boues. La biorestauration ex situ est généralement beaucoup plus efficace que la biorestauration in situ. Toutefois, en raison de son coût, l'utilisation de la biorestauration ex situ est limitée aux cas où la matrice polluée peut être facilement extraite de l'environnement touché.

Au cours du projet MIC GIVER, les tests d’efficacité des procédés développés se feront soit par l'utilisation de champignons ou de leurs métabolites pour stimuler la dégradation des contaminants, soit en favorisant l'activité dépolluante de plantes par l'ajout de champignons ou de leurs métabolites.

A terme, MIC GIVER permettra le développement de nouveaux bioprocédés fongiques de dépollution.

Expérimentation sur la plage du CEDRE
Expérimentation sur la plage du CEDRE

L'approche adoptée pour mener ce projet intègre 4 phases successives (Work Package – WP) :

Criblage des activités de biodégradation et de la production d'agents tensioactifs (WP1)

Criblage des activités de biodégradation des HNS et de la production de mycosurfactants à partir de 500 souches fongiques de la collection UBOCC et LUBEM avec l'objectif final de 2 correspondances positives par HNS. Découverte de nouveaux mycosurfactants et/ou d'activités de biodégradation spécifiques à 4 HNS emblématiques (TRL3).

Chimie structurale (WP2)

Extraction, purification et caractérisation structurelle des métabolites secondaires fongiques identifiés au cours du WP1.

Optimisation de l'innovation et transfert industriel (WP3)

Extraction, purification et production à grande échelle des mycosurfactants identifiés lors du WP2.

Test d’efficacité (WP4)

Test d’efficacité à échelle pilote des activités de biodégradation des souches identifiées en WP1 et des propriétés tensioactives des mycosurfactants produits en WP3.

Lien vers le site projet : https://www.mic-giver.eu/

 

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