Assistance à la gestion de crise
Publié le 08.04.2026
Dans la nuit du 2 au 3 mars, le méthanier Arctic Metagaz (pavillon russe), parti de Russie à destination de Port Saïd, en Egypte, a subi des explosions et un incendie alors qu’il se trouvait en mer Méditerranée, entre Malte et la Libye. Fortement endommagé, le navire a entamé une lente dérive vers les côtes libyennes. Outre des restes potentiels de GNL (gaz naturel liquéfié) dont le volume restait à estimer, le navire contenait du diesel marin et du fioul lourd, également en quantités inconnues. L’astreinte du CEDRE a fourni des éléments à l’EMSA, à la DG-ECHO, au REMPEC (dans le cadre de la Mediterranean Assistance Unit dont le CEDRE fait partie) ainsi qu’aux autorités françaises (SGMer, CoFGC, Marine nationale).
Les informations transmises concernaient tout d’abord le GNL, son transport, son stockage, son comportement en cas de déversement sur l’eau, les risques d’incendie et d’explosion et l’impact potentiel sur l’environnement. Ces données étaient issues des études et rapports du CEDRE. Nous avons ensuite transmis les plans du navire, indiquant notamment ses capacités en carburants. Enfin, nous avons échangé avec plusieurs intervenants sur les capacités de modélisation de la dérive du navire et d’éventuelles nappes de carburant dans la zone.
Initialement pris en remorquage au large de la Lybie, le navire a été renvoyé vers la haute mer pour être abandonnée à la dérive. Le 2 avril, les autorités libyennes ont finalement repris le dossier en main en envoyant en sur zone un patrouilleur et une équipe de plongeurs afin de tenter de reprendre le contrôle du navire.